Historique de Puyjourdes

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PUY JOURDE

A partir de documents transmis par Melle Fauré de Montauban au Révérend Père, Oivier de Bézenac, au presbytère de Limogne en Quercy, en 1996.

En latin, de Podio Jardano, en roman Péjourde, Pechourde, Pégourde.

Le nom Puyjourdes est formé de Puy qui est une francisation de l'occitan pègpech issu du latin podium, avec le sens de lieu situé sur une hauteur et de Jourdes qui serait le nom de famille jorda adopté par les chrétiens au milieu du IIème siècle. Mais d'autres hypothèses d'éthymologie existent également. En tout état de cause, il s'agit d'un toponyme assez fréquent en pays occitan.

En 1350, les consuls de Caylus assuraient que Puyjourdes faisait partie de la juridiction et de la chatellenie de Caylus. D'abord simple hameau de la paroisse de Fontagnous, une église, dédiée à Saint-Pierre, y est présente au XVIème siècle. A la fin du XVIIème siècle, Puyjourdes est annexe de Fontaynous et desservie par un vicaire. La pouillé alphabétique indique 150 ou 190 communiants. Les rôles mentionnent Puyjourdes comme communauté hommageant au Roi, par les consuls Jean Agrech et Pierre Douleau.

La paroisse de Puyjourdes appartenait sans doute à un monastère bénédictin des premiers temps, probablement très pauvre et qui fut ruiné peut-être lors des invasions sarrasines et qui ne se releva pas. Il était situé à Benoy. Une église Saint Pierre a subsisté longtemps au service des paysans cultivant les terres, sans doute située à côté de celle des moines. Au cadastre le lieu s'appelle Sent Peyre et est bordé, en allant vers Moutigues par le chemin descendant à la fontaine Sent Peyre. Un sarcophage recevait autrefois les eaux de la fontaine. Il a été brisé par le gel.

La butte qui porte l'église de Puyjourdes a été jadis consacrée au culte de Jupiter. On a utilisé les matériaux de l'église Sent Peyre pour la construction de celle de Puyjourdes, en partie, et la terre du cimetière a été portée à Puyjourdes. 

La population paysanne, d'abord aux "Souliès" et alentours, a en partie émigré à Puyjourdes. Les "souliès" étaient les ouvriers paysans qui tenaient "la solo", comme à Paris on allait "en grève" se louer. En descendant vers Moutigues, qui devait être en réalité "Boutigos" le terrain à droite était une "solo". Au gauche le cadastre porte encore le nom de Fourès, apparemment les "serfs". Le latin était employé dans les terres du monastère. Plus loin, en allant vers Maroulle, on travait, à l'ancien cadastre, Lou Font d'Alenq. Il y avait là la "place". Le monastère féminin Sainte Madeleine avait en 1328 une prieure régulière, Elitz de Brossinhac. Elle exerçait le patronnage sur Saint-Jean de Laur, Sanctus Exorcinus et Notre Dame de Maroulle. Le pays a été ravagé pendant la guerre de Cent ans, mais le prieuré de Maroulle a survécu, en commende, jusqu'à la révolution. La prieure jouissant d'autres bénéfices venait rarement et sa chambre servait de grenier à l'ancienne maison Fourès derrière l'église. L'ancienne église Notre Dame a disparu et Sanctus Exorcinus devait se trouver dans la pente qui descend au gouffre de L'Oule. Dans une grotte proche on a pu trouver gravé à même le rocher un écusson avec des corsse

La Seigneurie : Aux Gourdon-Cénevières, en 1469, Olivier de Penne, seigneur de Saint-Jean de Laur hommageait. En 1503, Noble Antoine Malroux était seigneur direct et était garde de la monnaie royale à Villefranchde. Il hommageait au roi pour les rentes du village du Puy-Jordan, en la paroisse de Fontaynous en toute juridiction avec maison ...

Au XVIIème siècle, la seigneurie est indivise entre les Cajarc et les de la Capelle. En 1665, messire Charles de Cajarc est dit seigneur de Gaillac ... Puyjourdes. Le 18 décembre 1656 François de la Capelle ... est dit seigneur d'un autre lieu assis en la sénéchaussée de Quercy appelée Puech Jourde, par indivis avec le sieur de Gaillac. En 1695 François de la Capelle de Cas fait hommage pour les 9/12ème de Puyjourdes. En 1738, hommage de messire François de la Capelle et de Marianne Puechmaurel, fille du seigneur de Gaillac, pour 2parties et demie de Puyjourdes. Les de la Capelle furent remplacés par le comte de Lastic et les de Roquemaurel qui remplaçaient les de Cajarc, puis les Chalbret du Rieu.

Les abbés de Marcilhac dénombrent Péchourdes dont ils ont l'hommage des de Cajarr, sieurs de Gaillac ...